STW #1 – Adrien Bouvier – Cofondateur de WallFinance

CE MATIN JE RETROUVE ADRIEN BOUVIER AU RÉAU, UN BISTROT PARISIEN OÙ IL PREND SON CAFÉ TOUS LES JOURS AVANT DE SE RENDRE À SON BUREAU SITUÉ À QUELQUES MÈTRES DE LÀ, RUE DU SENTIER.
ADRIEN, TU ES COFONDATEUR DE WALLFINANCE, EST-CE QUE TU PEUX M’EXPLIQUER EN QUELQUES MOTS CE QUE C’EST ?

WallFinance c’est le 1er site dédié à l’orientation des étudiants et des jeunes diplômés qui souhaitent embrasser une carrière financière, que ce soit en Banque, Assurance, Audit,…

COMMENT T’EST VENUE L’IDÉE DE CRÉER CETTE ENTREPRISE ?

Nous nous sommes tout simplement rendus compte qu’il y avait un manque dans ce domaine, que la plupart des étudiants se lançaient dans le secteur de la Finance sans savoir vraiment où ils mettaient les pieds et qu’en parallèle, les entreprises qui offraient ces carrières avaient énormément de mal à communiquer qui elles étaient et ce qu’elles faisaient.

COMMENT PASSE-T-ON D’UNE IDÉE À SA CONCRÉTISATION ? QU’EST-CE QUI T’A POUSSÉ À CRÉER CETTE ENTREPRISE ?

Il y a énormément de facteurs en jeu. Le 1er c’est l’envie d’entreprendre qui était inscrite en moi depuis longtemps. Ensuite je pense que c’est surtout une question de timing et d’opportunités. Il faut avoir l’idée au bon moment. Mon associé et moi avions 27 ans au moment où nous est venue l’idée de WallFinance, on avait suffisamment d’expérience professionnelle pour être crédibles et pas de crédits, pas de femmes, pas d’enfants donc la capacité de remanger des pâtes pendant un petit moment !

EST-CE QUE LE POUVOIR, LA NOTORIÉTÉ, LA LIBERTÉ QU’OFFRE LE FAIT D’ÊTRE SON PROPRE PATRON OU L’ESPOIR DE FAIRE FORTUNE, SONT DES FACTEURS QUI ENTRENT ENJEU ?

Oui et non, je dirais que ce sont de bien lointaines carottes… C’est surtout la volonté d’accomplir quelque chose qui motive, de développer un projet et de l’amener à maturité.

ON IMAGINE, PEUT-ÊTRE À TORT, QUE TOUS LES ENTREPRENEURS SONT CRÉATIFS ET COURAGEUX, VOIRE TÉMÉRAIRES. QU’EST-CE QUE TU EN PENSES ?

Je crois que c’est une erreur de croire qu’il suffit d’avoir une idée et le courage de se lancer pour être un bon entrepreneur. Il faut savoir générer du chiffre d’affaire et le dépenser efficacement, être un bon gestionnaire en somme. Il faut également une forte capacité à se remettre en question, savoir adapter son business aux attentes et contraintes du marché.

AUX USA, 25% DES LEVÉES DE FONDS SONT DÉDIÉS À LA COMMERCIALISATION ET À LA COMMUNICATION DES STARTUPS CONTRE 2% SEULEMENT EN FRANCE. QU’EST-CE QUE ÇA T’INSPIRE ?

Ça ne m’étonne pas à vrai dire… Mais ce chiffre de 2% est voué à évoluer à très court terme. Les entreprises se rendent de plus en plus compte que c’est là que se situent les gros leviers de croissance.

ON A L’IMPRESSION QUE LES STARTUPS FORMENT UN MONDE À PART, QU’ELLES NE FONCTIONNENT PAS ET NE FONT PAS FACE AUX MÊMES CHALLENGES QUE LES AUTRES ENTREPRISES.  EST-CE QUE TU PARTAGES CE SENTIMENT ?

Je pense qu’il est néfaste de laisser penser que monter une startup est plus simple ou plus amusant que de monter un commerce ou une PME. J’en reviens à ce que je disais tout à l’heure, une startup reste une entreprise qui doit générer du chiffre d’affaire et le réinvestir intelligemment. Quand je vois que de plus en plus de jeunes diplômés se lancent dans l’aventure à peine sortis d’Écoles, je trouve ça très bien et en même temps je ne peux pas m’empêcher de penser que certains s’y jettent sans être armés. Encore une fois, une bonne idée ne suffit pas.

AS-TU DES MODÈLES, DES STARTUPS SUCCESSFUL QUI T’ONT DONNÉ DES RAISONS D’Y CROIRE ET PEUT ÊTRE T’INSPIRENT ENCORE AUJOURD’HUI ?

Sans partir dans les grosses success stories, qui ne sont absolument pas représentatives de la réalité mais très bonnes pour faire la couverture de Challenges ; je pense que des boites comme Leetchi sont des vrais modèles à suivre.

ET EN MATIÈRE DE COMMUNICATION, EST-CE QUE TU SUIS LES CAMPAGNES DE TES CONCURRENTS OU D’AUTRES STARTUPS ? EST-CE QUE CERTAINES T’ONT PARTICULIÈREMENT MARQUÉ ?

Pour être très honnête, je ne suis pas sur FrenchWeb tous les jours, je ne lis pas Stratégies et je ne follow pas Xavier Niel. Je ne suis pas du tout « digital native » en fait… Cependant, je trouve que l’énorme avantage du web est que l’on peut faire des campagnes de très bonne qualité avec un véritable impact pour un budget vraiment minime. Et quand je parle d’impact, je ne parle pas de buzz. Je pense par exemple à la campagne qu’a tournée un copain il y a quelque temps pour Bank of Poker.

SI TU DEVAIS ME CONFIER LA RÉALISATION D’UNE CAMPAGNE POUR WALLFINANCE, QUEL SERAIT LE BRIEF ?

Notre problématique c’est d’arriver à capter l’attention de cibles jeunes, étudiants ou jeunes diplômés, sur un sujet sérieux, leur avenir professionnel. Le brief ça serait donc d’imaginer une campagne qui séduise les18-25 ans en traitant d’un sujet qui a priori ne les fait pas rêver…

POUR FINIR, UN MESSAGE À FAIRE PASSER ?

Les startups sont des entreprises comme les autres, donc comme les autres, elles ont besoin de com…